Fier & fou de vous

Fier & fou de vous


[...]

Et moi j'te connais à peine,
mais ce serait une veine
qu'on s'en aille un peu
comme eux.
On pourrait se faire sans
que ça gêne de la place
pour deux. Mais si ça ne
vaut pas la peine que
j'y revienne, il faut me le
dire au fond des yeux.
Quel que soit le temps
que ça prenne, quel
que soit l'enjeu, je veux
être un homme heureux

[...]
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# Posté le jeudi 10 septembre 2009 17:50

Modifié le samedi 31 octobre 2009 10:28

Sur ma tombe, je ferai graver un truc simple et bref : "Je reviens dans 5 minutes"

Sur ma tombe, je ferai graver un truc simple et bref : "Je reviens dans 5 minutes"


L'heure est aux grandes aventures foireuses et j'ai envie de raconter ma vie. J'habite dans un bungalow. Le principe du bungalow est qu'il n'y a pas d'escalier, on est bien d'accord ? Chez moi, il y a exactement 3 marches et demi, pour rentrer. C'est tout. Bien entendu, il fallait que j'en mange une un jour, ça coule de source. Sauf que je fais pas les choses à moitié, donc, quand je loupe une marche d'escalier, je ne me contente pas de louper la marche, non, non. Je passe aussi à travers la porte vitrée qui se trouve juste en face. Alors, briser la vitre, ça c'est fait, okay. Mais bien sur, il fallait que je retombe dans les bouts de verre, sinon c'était pas marrant et, je ne vous l'apprend pas, le verre, ça coupe sévère. J'ai le coupe qui pisse le sang. C'est d'ailleurs difficile à croire qu'on a autant de sang avant de le voir. J'arrive dans la cuisine (en tenant les lambeaux de peau qui ne se trouvent plus vraiment là où ils devraient être) : "maman, j'ai fait une connerie je crois". Ma mère hurle un coup de frayeur, me conduit à l'hosto, paniquée comme jamais. Je met du sang plein le siège de l'auto. Bref, on va passer la partie "détails gore". A l'hôpital, l'urgentiste tourne limite de l'oeil, le chirurgien de garde ne veut pas revenir, on doit me transférer, mais aucun hôpital n'accepte ce transfert. Globalement, à Waremme, il faut pas te vautrer, parce qu'à l'hosto, on veut pas de toi et on ne sait te refourguer nul part. Donc pour le récapitulatif, il est 18h340, je me vautre, je met du sang partout, je dégoute toutes les infirmières, et on finit par m'envoyer à Huy, en ambulance. L'opération sous anesthésie totale se déroule à 23h passée. Tu aurais eu le temps de mourir 6x sur ce temps là, de retapisser les murs aussi, mais tout le monde s'en branle... ENFIN ! L'anesthésie totale, c'est un monde à part, genre la 18e dimension. Tu te réveilles, tu ne dis que de la merde, tu vois tout flou et t'as l'air complètement illuminé. Tu trouves que ta vie est formidable, tu planes à mort. Après, j'ai eu la bonne idée de faire une réaction aux produits de cette fameuse anesthésie, donc j'ai - passez moi l'expression - gerbé toute ma famille pendant 3 jours... mais bon. Bilan de l'affaire : 53 points de sutures, de belles cicatrices histoire qu'on aie l'impression que j'ai fait la guerre de Vietnam, le tendon et le triceps partiellement sectionné, deux semaines d'attelle et puis plusieurs séances de kiné en perspective. Alors, l'attelle, ça aussi c'est tout un monde. Je ne m'étais pas bien rendue compte avant, mais avec un seul bras, on ne sait strictement rien faire. Mettre des sous-vêtements seule, ça relève de l'exploit, couper un morceau de viande, c'est mission impossible... Je me serais bien retenue d'aller aux toilettes histoire de ne pas avoir à remettre ma culotte toute seule (timing approximatif : 18min et, bien sur, la chorégraphie du roi lion pour ne pas qu'elle retombe à tes pieds entre deux mouvements). Une autre expérience fascinante, c'est la nuit en chambre à l'hôpital. Une chance, j'étais la seule patiente dans le chambre, ce qui m'a éviter le petit vieux qui pète ou la mamy qui court après son dentier... mais c'était quand même assez exceptionnel. Le matin (le vrai matin, genre 5h30), une infirmière qui ressemble à Goldorak vient avec un gant de toilette. Je l'ai regardé genre "Oh non pas ça" juste avant qu'elle me dise "on va faire votre toilette hein". J'ai trouvé un subterfuge pour qu'elle me foute la paix, mais quand je lui ai demandé pour aller aux toilettes, elle m'a eu au tournant. Je ne pouvais soit disant pas me lever, donc je ne pouvais pas aller jusqu'au cabinet et, notez bien, j'avais la superbe robe de chambre qui vous laisse les fesses à l'air comme si c'était la pleine lune. Elle me tape une espèce de pot en dessous du fion et me laisse là comme ça. Comme si, sincèrement, j'allais réussir à pisser couchée. Mettre le pot par terre et descendre du lit, c'était aussi mission impossible car j'étais reliée à vingt milles fils différents qui me clouaient au lit. Passons l'expérience pipi, vous ne saurez jamais comment j'ai fait (haha). Après, il y a le petit déjeuner qu'on t'apporte à une heure à laquelle t'aurais jamais songé à te lever en "vacance". A savoir que le petit déjeuner là bas n'a du petit déjeuner que le nom et enfin, la visite du chirurgien qui te sort : voilà, j'ai mis des points là, là et là. A l'intérieur aussi, sur le muscle et le tendon, vous avez frôlé la paralysie, au revoir, bonne journée". (Okay, merci). Chouette petite vacance moi je dis... bientôt la rééducation !



# Posté le mardi 25 août 2009 04:52

Modifié le samedi 29 août 2009 12:03

On nous montre comment, avec les détergents actuels, on peut enlever des taches de sang. Mais il est probable qu'avec un t-shirt couvert de sang, notre soucis premier ne soit pas de faire partir la tache mais de trouver un endroit pour cacher le corps. Jerry Seinfeld

On nous montre comment, avec les détergents actuels, on peut enlever des taches de sang. Mais il est probable qu'avec un t-shirt couvert de sang, notre soucis premier ne soit pas de faire partir la tache mais de trouver un endroit pour cacher le corps.    Jerry Seinfeld


Avant, si tu traitais ton prof de pauvre con, tu prenais une claque et quand tu rentrais chez toi, ton père t'en remettait une histoire que t'aies bien compris. Tu allais demander pardon au prof le lendemain avec un air de chien battu, et c'était bon comme ça. Maintenant, si tu fais un pas de travers en classe, c'est le prof qui demande pardon, ton père t'achète une mobylette et va coller un baigne au prof. Si tu cassais le plus beau vase de ta mère, idem. Ton père te collait une trempe, tu faisais plus attention la prochaine fois, tu grandissais normalement, tu faisais des études et devenais adulte et responsable. Maintenant, admettons que ton père t'en colle une, les flics sont chez toi, l'arrête pour maltraitance, toi, tu finis par rejoindre une bande de délinquants, le psy arrive à convaincre ta soeur que son père abusait d'elle et le fait mettre en taule. Si deux mecs se mettaient sur la gueule dans la cour de récré, les autres autours les encourageaient en criant, l'un gagnait, l'autre lui serait la main et ils finissaient bons copains toutes leurs vies. Maintenant, dans la même situation, l'école ferme, RTL proclame la violence scolaire, LeSoir en fait sa premiere page et écrit un scoop...

O_o ?

# Posté le samedi 25 juillet 2009 13:09

Modifié le jeudi 20 août 2009 16:37

" Psss Sarah, Nico me dit de te dire qu'il y a Bambi dehors "

" Psss Sarah, Nico me dit de te dire qu'il y a Bambi dehors "
Je pars à 6h30 du matin, en train, direction Bruxelles centrale. Comme tous les jours, je me dis le matin "ce soir, au lit à 21h!" et comme chaque soir, je me dis "oh, c'est bon, demain je vais gérer le réveil". Tout le monde connait ça, et tout le monde sait pertinemment bien que ça marche jamais. Du coup, le matin, après une heure de train, je me réveille à Bruxelles (sans me rappeler quand j'ai sombré), la bouche grande ouverte et, quand j'ai de la chance, avec un filet de bave qui me relie à la vitre du wagon sur laquelle je me suis affalée. Les jobs d'étudiants, c'est parfois un peu galère et moi, j'ai toujours autant de bol : Pour rentrer ici, a la banque, il faut faire fasse à d'énormes portes qui coulissent quand elles captent quelqu'un. Un détecteur de mouvement quoi, jusque là, ça ne parraît pas exceptionnel. Sauf que moi, la porte elle me capte pas. Je peux faire la danse de la pluie devant, le poirier, me déguiser en sumo, elle ne me voit pas. Du coup chaque matin je dois attendre qu'un pecno passe devant pour rentrer en même temps que lui, en faisant mine, jusque là, d'avoir un appel téléphonique super important . Quand je suis rentrée, j'ai un soupir de soulagement qui ne dure pas longtemps, vu que je dois affronter mon deuxième ennemi matinal : le portique. Parce qu'en général mon badge me lâche et je passe pas ce fameux portique. Maintenant, admettons que la porte d'entrée et le portique soient tous deux dans un bon jour, que j'arrive au service statistiques extérieures à mon petit bureau. Là, la plus grande difficulté étant de trouver quelque chose à faire, je tente de lutter contre mes paupières qui elles mêmes luttent contre l'effet de la gravité. Je vois des chiffres toutes la journée. Je mange des chiffres, je rêve de chiffres et si on me demande l'heure à la gare de Bruxelles, je répond "vous avez un numéro de TVA ?". Le reste du temps, je m'explose les yeux devant un jeu captivant qui consiste à exploser les bulles de la même couleur, entre deux faxs et trois e-mails. Du moins, quand le fax décide lui aussi d'être dans un bon jour et de faire preuve d'un minimum de compréhension. Je rentre chez moi tant bien que mal, j'agresse les racailles hautes comme 3 pommes qui lâchent un "kès ke jemerè la fouré la bonass là" alors qu'on ne fait même pas encore de capote extra-small taille 12ans. J'ai aussi recommencé les abdo-fessiers. Je ressemble à la progéniture d'un clou qui s'est accouplé avec une planche à repasser, mais j'arrive quand même à avoir le cul mou. Du coup, je vais courir (ou plutôt : je dis à mes jambes de trainer le reste de mon corps dehors), j'essaye de me découvrir un muscle avec des mini haltères qui ont approximativement le même poids que ceux vendu dans "barbie fait du sport" et je danse (je fais l'épileptique en crise devant mon miroir, un gros)... Mouais, vivement Aout

# Posté le jeudi 16 juillet 2009 12:51

Modifié le samedi 25 juillet 2009 13:07